La Nati en tête, et la patience avant le couperet
Il y a des matins où l’on relit le classement deux fois, juste pour le plaisir. Au sommet du Groupe B, c’est bien la Suisse qui figure : sept points, première, devant le Canada, la Bosnie-Herzégovine et le Qatar. Pour une sélection que l’on disait promise à la simple figuration, terminer en tête de son groupe au Mondial 2026 a quelque chose d’un petit événement national — et, en Romandie, d’une fierté que l’on partage volontiers autour d’un verre. Reste désormais à patienter : avant d’entrer dans le grand tournoi à élimination directe, la Nati doit connaître le nom de son adversaire.

Sept points et la première place : ce que disent les chiffres
Le bilan est limpide : avec deux victoires, un nul et une différence de buts de plus quatre, la Suisse devance un Canada accrocheur (quatre points, mais une belle différence de plus cinq) et une Bosnie-Herzégovine à égalité de points. Le Qatar ferme la marche. Finir premier n’est pas qu’une question d’orgueil : cela place la Nati dans une moitié de tableau précise et, surtout, cela récompense une régularité que peu lui prêtaient avant le tournoi. Notre dossier sur la Suisse au Mondial 2026 retrace ce parcours, et le classement du Groupe B en direct garde la trace de chaque journée.
Manzambi, le nom suisse qui s’invite chez les buteurs
Au rayon des bonnes surprises, un nom helvétique s’est glissé là où on ne l’attendait pas forcément : sur le classement officiel des buteurs du tournoi, Johan Manzambi apparaît avec trois buts et une passe décisive, en bonne compagnie au milieu d’attaquants au pedigree autrement ronflant. Pour une sélection qui a souvent dû s’en remettre à ses cadres, voir émerger un finisseur supplémentaire est une nouvelle réjouissante à l’heure d’aborder les matches couperets. Pour suivre la course au Soulier d’or, notre classement des buteurs en direct fait référence.

L’horaire, ce vieil allié
On l’avait noté dès le début du tournoi : les rendez-vous de la Nati tombent à des horaires cléments pour la Suisse, en début de soirée plutôt qu’en pleine nuit nord-américaine. C’est un détail qui n’en est pas un — il a permis aux familles, aux bistrots et aux écrans géants de Romandie de vivre ces matches ensemble, à une heure raisonnable. Cette communion-là, modeste mais réelle, fait partie de l’élan que la sélection emporte avec elle dans la phase à élimination directe.
L’adversaire ? Le suspense d’un dernier soir
C’est l’ironie du calendrier : la Suisse est qualifiée et première, mais elle ne sait pas encore qui elle affrontera. Son adversaire dépendra du classement final des meilleurs troisièmes, lui-même scellé lors des derniers matches de groupes du 27 juin au soir. Pendant ce temps, le Canada — son rival de poule — ouvrira les seizièmes dès le 28 juin contre l’Afrique du Sud. Pour explorer les différentes hypothèses sans rien inventer, nos scénarios pour la Nati en phase à élimination directe détaillent les adversaires possibles selon les résultats.
Une page d’histoire en train de s’écrire
Sur le marché vainqueur, la Suisse reste cotée à 81,00 (cote décimale, relevé du 27 juin) : un statut d’outsider lointain qui n’enlève rien au plaisir du moment. Car au fond, l’essentiel est ailleurs. Une qualification décrochée, une première place inattendue, un buteur qui éclôt : la Nati écrit là un chapitre que l’on ajoutera volontiers à la longue histoire racontée dans nos grandes pages de la Suisse en Coupe du Monde. La suite s’écrira au couperet — et, pour une fois, la Suisse l’aborde par la grande porte.
