Quatre matches, quatre histoires : nos pronostics du jour
Dans un café de Lausanne, ce mardi midi, un habitué a posé sa tasse pour lancer la question rituelle : « Alors, on joue quoi aujourd’hui ? » C’est devenu le réflexe de cette fin de phase de groupes — chaque jour referme deux poules, et chaque poule a son scénario. Ce 23 juin, ce sont les Groupes K et L qui jouent leur deuxième journée, et les quatre affiches racontent quatre tensions très différentes : un géant sous pression, un sommet anglais, une élimination en jeu et un quasi-billet pour les huitièmes.

Avant d’entrer dans le détail, un rappel que nous répéterons sans nous lasser : en Suisse romande, le seul opérateur autorisé à proposer ces marchés est Jouez Sport, la plateforme de la Loterie Romande. Les cotes citées sont des cotes décimales rapportées par la presse au 23 juin ; elles bougent jusqu’au coup d’envoi.
Portugal–Ouzbékistan : le dernier Mondial de Ronaldo
À Houston, le NRG Stadium fermera son toit pour échapper à la fournaise texane, mais la vraie chaleur sera sur les épaules de Cristiano Ronaldo. À quarante et un ans, le capitaine portugais reste muet depuis dix matches de grande compétition et entend bien briser cette série face à un Ouzbékistan qui dispute sa toute première Coupe du Monde. Le marché ne laisse guère de place au doute : le Portugal est donné à une cote de 1,18, le nul à 7,00 et la surprise ouzbèke à 15,00 (relevé du 23 juin). Notre lecture : la victoire portugaise paraît presque acquise, et l’intérêt se déplace vers les marchés de buteurs — un Ronaldo enfin libéré, ou un cadre comme Bruno Fernandes pour faire la différence. C’est une histoire que nous racontons en détail dans notre récit sur le dernier Mondial de Ronaldo.
Angleterre–Ghana : le sommet du Groupe L
Au Gillette Stadium de Foxborough, l’air sera plus doux et l’enjeu plus clair encore : les deux équipes ont gagné leur entrée en lice, et le vainqueur prend une option sérieuse sur la première place. L’Angleterre, qui a renversé la Croatie 4–2, part largement favorite à 1,20, contre 6,50 pour le nul et 14,00 pour un exploit ghanéen. Harry Kane, qui a égalé le record de buts de Gary Lineker en Coupe du Monde pour l’Angleterre, peut le dépasser ce soir. Mais attention au contexte : le Ghana se présente diminué, privé de Kudus, Salisu et Djiku, tandis que Bukayo Saka reste incertain côté anglais. Notre préférence va à une Angleterre victorieuse, sans pour autant négliger un Ghana capable de gêner par séquences. Le portrait complet des Three Lions est dans notre dossier Angleterre.
Panama–Croatie : la peur au ventre
À Toronto, BMO Field accueille le match le plus cruel de la soirée : Panama et Croatie ont tous deux perdu leur premier match et pointent à zéro point. Le perdant sera quasiment éliminé. La Croatie de Luka Modrić — qui, à quarante ans, a paru fatiguée en fin de match contre l’Angleterre — reste favorite à l’extérieur à 1,55, le nul à 4,10 et un succès panaméen à 7,50. Dans ces matches où la peur de perdre domine, la prudence est de mise.
Colombie–RD Congo : un pas vers les huitièmes
Enfin, à Guadalajara, sous une pluie d’été probable, la Colombie peut presque valider son billet. Vainqueure de l’Ouzbékistan, elle affronte une RD Congo qui découvre la Coupe du Monde après plus d’un demi-siècle d’absence et qui a tenu le Portugal en échec. Les cotes penchent nettement vers les Cafeteros à 1,51, le nul à 4,20 et la surprise congolaise à 7,00. La Colombie, portée par James Rodríguez et Luis Díaz, a les armes pour conclure — mais la RD Congo a déjà prouvé qu’elle ne venait pas en touriste.
Notre fil conducteur du jour
Si l’on devait résumer, trois favoris se détachent nettement — Portugal, Angleterre, Colombie — et un match d’angoisse où la Croatie part devant. Le réflexe du bon parieur n’est pas de tout miser sur les cotes basses, mais de comprendre pourquoi elles sont basses : c’est exactement la démarche que nous défendons dans notre guide du value betting au Mondial 2026. Et parce qu’un pronostic n’est jamais une certitude, gardez en tête une règle simple : on ne joue que ce que l’on peut perdre.
Pour la méthode complète, du choix de la cote à la gestion du capital de jeu, retrouvez notre guide du parieur romand pour le Mondial 2026.
